Trois facteurs ont contribué, cette semaine, à me désinscrire du programme de rigueur auquel je me suis attelé cette année. Tout d'abord, ma faiblesse physique, début de grippe ou grosse crève ; puis, l'altercation houleuse avec mon hôte, mon oncle, à laquelle j'ai du faire face, et à laquelle j'ai du résister, psychiquement parlant, usant ainsi une grande partie des ressources non naturelles qui me sont nécessaires, chaque matin, pour élever mon esprit à l'étage Linguistique de la BU. Enfin, la série Lost, qui m'a fait fuir...
Sigur Ros dans mes oreilles, et je me dis :
"Music makes our lives sexier", and my life needs to.
vendredi 21 novembre 2008
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mardi 18 novembre 2008
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lundi 10 novembre 2008
Malgré les études que je suis, et qui font de moi un scientifique du mot, de l'image, et parfois même de l'art, et malgré le fait que ça me passionne, il y a des fois où je préfère me taire, et regarder... [dégotté sur le blog de sskizo].
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Dans un manteau rembourré, air max aux pieds et clope sur l'oreille, je reviens d'un Woody Allen un Kafka dans mon Eastpack, et j'aime cultiver les contrastes.
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jeudi 6 novembre 2008
Ma journée avait bien commencé. Me suis levé tard, pas foutu grand chose, si ce n'est me remettre au dessin pour élaborer le futur personnage d'une BD qui paraîtra dans le journal que je publie. Mon père m'appelle, me propose d'aller au match, j'accepte.
Ma journée avait bien commencé, mais en rentrant du match, mon père et moi avons pris la direction Saint Just, hôpital gériatrique. Nous sommes arrivés une demi-heure trop tard. Mon grand oncle était déjà parti. J'ai ressenti une certaine tristesse, malgré le peu de chose que je savais sur lui ; mais en m'imaginant abstraitement la ligne de sa vie (de ce que j'en connaissais), pendant que les vieux récitaient les tehilim en marmonnant, je parvins à apercevoir un cycle, une boucle fermée, et cela me réconforta franchement. Outre cela, le fait que, dans le petit cercle que nous formions autour du corps, je ne connaisse personne à part mon père, ma grand mère et le frère du défunt, me permit d'entrer dans une sorte de communion avec mon grand oncle, ou du moins avec ce que la belle jeune femme orthodoxe, une cousine inconnue, appelait la nechama, l'âme.
Mon père m'a ramené à la maison, à 2 heures du matin. J'ai parlé plus et mieux qu'à l'habitude avec lui, puis je suis allé dans le jardin, tout en haut, pour voir les lumières de la ville. Là, à cet instant, j'ai compris qu'en vingt ans d'existence, le destin, Dieu, ou tout ce qu'on voudra, m'a toujours tenu éloigné de la mort... pour m'y confronter plus que jamais ces deux dernières années. Deux grands oncles, ma grand-mère et ma tante m'ont quitté récemment. Et ce qui, au final, me paraît le plus dur, c'est qu'à ce moment précis, en haut du jardin à regarder le ciel violet et les lumières jaunes de la ville, j'ai senti entre la mort et moi un rapport presque familier.
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mardi 28 octobre 2008
J'évite sans cesse cette inconscience de soi, qui m'angoisse tant quand elle parvient à marquer de ses griffes cette petite vie morale que je mène. Ainsi, je trouve refuge et confort dans la responsabilité et dans la maîtrise de mes actes, dans le "tout contrôler dans la mesure de mes capacités". L'être que je me suis construit, contrairement à l'image sociale qu'il diffuse, est enclin à un cycle infernal : celui de l'auto-destruction. La lourde armure que mon instinct de vie m'oblige à porter ne peut être que d'or ou d'acier, le fer ou l'étain la laisserait totalement vulnérable aux coups du destin. Le métal se déchirerait vers l'intérieur et trancherait ma chaire plus douloureusement que si mon corps avait été entièrement nu.
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vendredi 24 octobre 2008
À côté de moi dans le tram, un homme mangeait des escargots, avec ses clés. J'aime profondément le monde dans lequel je vis.
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jeudi 16 octobre 2008
Semaine ordinaire. Hier, j'ai passé la journée à constater combien j'ai besoin d'une copine en ce moment. Je ne vois que deux solutions : soit j'en trouve une, soit ça passe. Pour la première fois de ma vie, j'ai envie qu'il pleuve, qu'on mette tous des gros manteaux avec une fermeture éclaire, et qu'on enfouisse notre libido à l'intérieur. Ça serait mieux pour tout le monde.
Facebook me déprime. J'ai retrouvé dimanche ma première amoureuse (perdue de vue depuis bien dix ans...), qui s'avère aujourd'hui fort jolie. Et maintenant que je l'ai "addée" en "friends", j'attends désespérément qu'elle m'écrive un message.
La monitrice de la salle info me plaît fortement.
Putain ce qu'on peut écrire de la merde quand le désir s'y mèle...
Ah ! Si... J'ai lu Antigone et Oedipe Roi de Sophocle cette semaine. Deux pièces très belles, même si je trouve Oedipe un peu long à la détente parfois...
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lundi 13 octobre 2008
Je suis crevé aujourd'hui. GZ. aussi, il pense que c'est un effet de masse peut-être dû à une intoxication. Moi, je pense plutôt que c'est le résultat d'un week-end éprouvant. Samedi soir, nous sommes allé voir Entre les murs, la palme d'or, au Comoedia (je kiffe ce ciné).
Bon. Que dire ?
Je suis resté pendant tout le temps du film cramponné au fauteuil, les mains crispées, le corps transpirant. J'étais le prof, je ressentais exactement la même chose que lui, et j'ai senti ma gorge se nouer deux fois quand Cumba lui lance avec mépris ce "ah mais jle pensais pas hein" après des excuses forcées, à la fin du cours. L'intensité d'une salle de classe, et plus exactement d'une classe comme celle-ci : un melting-pot à la française, saupoudré de toutes les tensions sociales qui peuvent avoir cours aujourd'hui.
Et puis c'est plus que cela. J'ai toujours hésité, j'ai toujours senti que j'étais fait pour ça, pour partir combattre et débattre devant une horde d'anges en colère, aux vies parfois dramatiques, mais d'une richesse émotionnelle et culturelle immense. Puis, la lâcheté, le désir de bien gagner sa vie, de ne pas prendre trop de risques et de viser haut, socialement parlant, m'a fait oublier ce rêve. Et là, ce putain de film me le renvoie en pleine face.
Bon là, je m'étale. En tout cas ce film, je l'avais pressenti à la perfection, je l'ai senti, presque de façon tactile, pendant la séance, et la j'en ressens encore ses effets, Dieu seul sait pour combien de temps encore...
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mercredi 8 octobre 2008
Cette nuit, je me suis demandé si Monsieur Lâm était chinois. Ou coutelier. Ou à ce point persuadé d'être animé qu'il s'en ai fait une appellation.
Ouai... faire un peu d'esprit tranchant cantonnais ne peut pas faire de lam, euh... de mal.
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lundi 6 octobre 2008
Voilà. Moi. Encore. A la fac, devant un de ces cinquante Mac de la salle info F006. Me plaignant encore du skin de mon blog... Je pense qu'au fond, le skin d'un blog doit ressembler à l'image que l'on veut donner de soi. Presque plus que le contenu. En voici un très bon exemple... le blog de Nora. Je la lie souvent. Au départ, c'était par pur curiosité en voguant sur BienBienBien, j'ai remarqué le blog de cette rédactrice dont le skin est sémiotiquement très évocateur. Et j'ai lu, et c'est sympa, bien écrit, même si un peu trop so fresh & so pop... il me semble qu'elle en est consciente et qu'elle en joue. Moi mon skin est trop ringard, et je déteste Blogger pour ça. Pas un thème d'acceptable si on ne maîtrise pas franchement bien le css. Pour être franc, la semaine dernière j'ai même failli quitter Blogger pour Wordpress, mais chez eux c'est pire, c'est payant. Comme dirait un blog bien à la mode... VDM
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samedi 10 mai 2008
Il y a un endroit pas très loin de chez moi où les ogres peuvent venir se ressourcer. Où l'on mange comme un ogre, où l'on s'empiffre dans le sens gargantuesque et romantique du terme. C'est à l'auberge la Bicheronne, quelque part dans une campagne du Beaujolais que l'on quitte en trainant les pieds, le ventre lourd et les papilles hallucinées.
Vient le saucisson briochée, car à la Bicheronne, on transgresse avant de s'engraisser. Suit la poularde crémée. Que dis-je ? La crème poulardée, d'une blancheur cassée par la graisse cuite, et où perle des gouttes d'huile d'olive. Et pour ne pas trop brusquer nos bouches raffinées, l'ogre dans son antre nous a concocté un merveilleux gratin dauphinois... baigné de crème et de fromage fondu.
Nous allons de temps à autre visiter le coin, fumer une cigarette, attendre que les paons fassent la roue et que la taupe sorte de son trou.
Notre belle table n'est plus, les convives sont affalés et les plats échoués ici et là, à moitié pleins, nous démontrent en ce bel instant que nous avons tous, sans exceptions, les yeux plus gros que le ventre.
Qu'importe. La serveuse, la discrète, nous assène avec grâce un "Combien de fromages blancs ? Avec ou sans crème ?". Elle veut nous voir mourir de gourmandise. L'ogre doit nous épier et se régaler au moins autant que nous.
Nous mangeons, stupéfaits, zieutant sur les tables voisines, en extase devant le dessert qui nous attend : une monstrueuse omelette norvégienne et ses flammes infernales. Nous sommes à bout, mais nous mangeons, car nous sommes faibles et que la raison nous échappe parfois. Les omelettes arrivent, terribles et somptueuses. Je me dis naïvement qu'une demi part me suffira, juste pour goûter. Quel abruti je fais... quand je découvre le cœur de glace au gout de vanille, je ne me retiens plus, j'en reprends même trois fois.
La journée fut superbe, le lendemain le fut moins. J'ai vidé mes entrailles. C'est ce qui arrive quand on se prend pour un ogre.
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jeudi 14 février 2008
J'ai été élevé dans un logique de non-communication et de dialogue par détours, qui ont fait de moi quelqu'un de sensible et de discret, mais dont on devra, parfois et à jamais, payer les pots cassés.
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