mardi 7 octobre 2008



Ça, c'est la chaise où je bois mon café et où je fume ma clope. Très agréable. Aujourd'hui il fait beau, mais Monsieur P. est en train de me refiler sa crève. Ce soir repas de famille chez le daron.

Publié par icare à 13:25
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Je pense avoir bien fait le ménage. Je suis passé de près de 80 posts à une petite vingtaine... J'ai changé l'adresse de mon blog, les anciens lecteurs (surtout des connaissances, et quelques geeks de google) ne s'y retrouveront pas. Si je ne veux pas que mes effluves narcissiques se perdent dans les méandres cuivrés de la transmission internet, il va falloir que je gère un peu mieux au niveau du blogroll (je crois que c'est comme ça qu'on dit, genre quand on veut que les bloggeurs se lisent entre eux). J'ai déjà ajouté quelques liens, dont celui de Nora, qui ne me connaît absolument pas mais qui sans le savoir, a été une source d'inspiration certaine. Tous mes anciens liens, souvent des blogs sur le design et les tendances, sont passés à la trappe. De toute façon, à part leur header, ils étaient tous à peu prêt les mêmes.
Voilà, ma peau est neuve. J'ai fait une petite entorse à mon rude programme universitaire, estimant que la mise à neuf de ce blog nécessitait de rester chez Monsieur P. Mais cet aprem, j'ai cours, et même si c'est vraiment deux cours de merde... je reste quelqu'un de (nouvellement) sérieux.

Publié par icare à 12:01
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J'ai vérifié ce qui pouvait, dans mes anciens posts, trahir mon identité... A priori pas grand chose, sauf pour quelqu'un qui me connaît un peu. Je vais donc pouvoir m'amuser, et pour commencer, vous parler de Monsieur P.
Monsieur P. est grand, beau et fort. Il est, pour toute femme avec un tant soit peu de goût, un homme parfait. En plus de cela, il peut se réclamer sans prétention être un intellectuel — il connaît ses Lettres. Il est aussi, et surtout, un artiste dans le plein sens du terme. Pas au sens moderne - dépravé, débauché et mortifère - mais parce qu'il possède cette sensibilité rare qui permet à certain de maîtriser et de peindre la nature. Ses mains, calleuses, sentent les choses au travers. Son épiderme digital aspire l'énergie du bois et du ciment, la fait sienne, et la transmet dans le pinceau. Il est un traducteur.
Certes, il ne possède pas l'aisance nécessaire à faire grandir, chez ses proches, cette flamme sensible qui vrille avec le monde, et son fils, V., n'a pas hérité de tout cela (il a développé d'autres qualités, bien entendu). Mais Monsieur P. reste hors du monde, et reste grand pour cela. Et les coups durs de ces derniers mois n'ont pas ébranlé ce colosse aux pieds enracinés.
Monsieur P. m'héberge, et c'est bien.

Publié par icare à 10:28
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Voilà ma nouvelle peau. Après plusieurs jours de réflexion, je (moi, icare quoi) donne une nouvelle tournure à ce blog, vieux de déjà un an (ou deux ? je ne sais plus...). Mais je laisse mes anciens posts, ils pourront toujours servir.
Alors pour commencer l'histoire, qui sera, je l'espère, parsemée de quelques petites tentatives d'analyses sémiotiques, je tiens à dire que la soirée fut bonne, à l'image de ce mois de septembre sous mon nouveau toit, la maison de Monsieur P.
Ah oui j'aime bien les "B." les "Madame X." ou les "frères Z." (qui pour l'heure n'existent pas encore)... ça me fait penser à mes lectures du lycée, les Caractères de La Bruyère, cette magnifique mais au combien illisible peinture de la Cour du Roi.
Nous y sommes. Tous un peu rois. Tous un peu courtisans.
Tous sans divertissements...

Publié par icare à 00:59
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lundi 6 octobre 2008


Voilà. Moi. Encore. A la fac, devant un de ces cinquante Mac de la salle info F006. Me plaignant encore du skin de mon blog... Je pense qu'au fond, le skin d'un blog doit ressembler à l'image que l'on veut donner de soi. Presque plus que le contenu. En voici un très bon exemple... le blog de Nora. Je la lie souvent. Au départ, c'était par pur curiosité en voguant sur BienBienBien, j'ai remarqué le blog de cette rédactrice dont le skin est sémiotiquement très évocateur. Et j'ai lu, et c'est sympa, bien écrit, même si un peu trop so fresh & so pop... il me semble qu'elle en est consciente et qu'elle en joue. Moi mon skin est trop ringard, et je déteste Blogger pour ça. Pas un thème d'acceptable si on ne maîtrise pas franchement bien le css. Pour être franc, la semaine dernière j'ai même failli quitter Blogger pour Wordpress, mais chez eux c'est pire, c'est payant. Comme dirait un blog bien à la mode... VDM

Publié par icare à 14:32
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dimanche 28 septembre 2008


Je n'en peux plus de la linguistique romane. Pourtant, plein de bon vouloir, je bouquine depuis plus de vingt minutes les "Eléments", de Bourciez.
Toujours, parmi nos rayons universitaires, vous trouverez des "Eléments de" ou une "Introduction à", parfaits pour "s'initier" à tel ou tel domaine de recherche. Cela étant, je me demande à quoi peut bien rimer une connaissance plus précise... Ces ouvrages d'approche étant déjà indigestes au plus haut point, un saut complet, tête en avant, dans de tels sujets doit nous valoir, à coup sûr, le rendu absolu et en bonne et due forme de la totalité de nos réserves stomacales...
Je le referme. J'abandonne. Je tire de mon Eastpak mon Golem de Meyrink, j'en suis à la moitié, et jamais je ne m'en lasse.
Sauf que là, le bruit de fond de la bibliothèque me trouble. Ou plutôt disons qu'il m'empêche de vivre pleinement les lignes que je parcours. Je sors mon iPhone, et lance les Chants Juifs pour Violoncelles et Piano, de Sonia Wieder-Atherton.
Voilà. Prague se meut. Athanasius Pernath aussi, au travers même de la vieille ville juive. Les murs bougent, jamais une pièce ne résiste à l'influence mystique des personnages et de leurs délires. Tout part du chapeau d'un autre, emprunté par mégarde. Et tout va très loin, des signes ancestraux de la Kabbale, aux camées taillées dans la pierre, éternelles renaissances d'un Golem prisonnier de la mémoire collective depuis la nuit des temps, depuis l'avant-Adam.
Le cours suivant, je me suis senti complètement shooté, incapable de redescendre sur Terre.
J'ai lu tout la semaine, et je l'ai fini hier, dans la nuit. Tout fini par un chapeau rendu.

Publié par icare à 21:30
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samedi 10 mai 2008


Il y a un endroit pas très loin de chez moi où les ogres peuvent venir se ressourcer. Où l'on mange comme un ogre, où l'on s'empiffre dans le sens gargantuesque et romantique du terme. C'est à l'auberge la Bicheronne, quelque part dans une campagne du Beaujolais que l'on quitte en trainant les pieds, le ventre lourd et les papilles hallucinées.

Tout commence par une salade vite oubliée.
Vient le saucisson briochée, car à la Bicheronne, on transgresse avant de s'engraisser. Suit la poularde crémée. Que dis-je ? La crème poulardée, d'une blancheur cassée par la graisse cuite, et où perle des gouttes d'huile d'olive. Et pour ne pas trop brusquer nos bouches raffinées, l'ogre dans son antre nous a concocté un merveilleux gratin dauphinois... baigné de crème et de fromage fondu.
Nous allons de temps à autre visiter le coin, fumer une cigarette, attendre que les paons fassent la roue et que la taupe sorte de son trou.
Notre belle table n'est plus, les convives sont affalés et les plats échoués ici et là, à moitié pleins, nous démontrent en ce bel instant que nous avons tous, sans exceptions, les yeux plus gros que le ventre.
Qu'importe. La serveuse, la discrète, nous assène avec grâce un "Combien de fromages blancs ? Avec ou sans crème ?". Elle veut nous voir mourir de gourmandise. L'ogre doit nous épier et se régaler au moins autant que nous.
Nous mangeons, stupéfaits, zieutant sur les tables voisines, en extase devant le dessert qui nous attend : une monstrueuse omelette norvégienne et ses flammes infernales. Nous sommes à bout, mais nous mangeons, car nous sommes faibles et que la raison nous échappe parfois. Les omelettes arrivent, terribles et somptueuses. Je me dis naïvement qu'une demi part me suffira, juste pour goûter. Quel abruti je fais... quand je découvre le cœur de glace au gout de vanille, je ne me retiens plus, j'en reprends même trois fois.
La journée fut superbe, le lendemain le fut moins. J'ai vidé mes entrailles. C'est ce qui arrive quand on se prend pour un ogre.

Publié par icare à 20:30
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mercredi 9 avril 2008


Réponse à Pierre : De l'abstention électorale et du vote blanc.

N'étant pas juriste, je te répondrai des mots d'un modeste étudiant linguiste épris "à sauts et à gambades" de philosophie. Le temps de quelques lignes, je m'essaierai à l'art du plaidoyer. Je me ferai l'avocat de ceux que tu ranges au rang d'êtres infernaux, le défenseur de ceux qui selon toi menacent la Chose Publique avec tant de mépris.
Tu le sais, le mot me plaît. Le mot m'alerte, le mot me colle à la peau et me saute aux yeux. De tous les mots que tu as employés, quelques uns sont sortis du lot. J'ai vu "symbolique", j'ai lu "empirisme", j'ai retenu "Histoire".
C'est de ce mot au combien polysémique que je vais te parler, de l'histoire au sens philosophique du terme. Ni celle avec un grand H, ni celle de Père Castor. L'histoire qui fait que toutes les sciences humaines au sens large (la psychologie, la sociologie, la linguistique, mais aussi le droit, l'Histoire ou l'économie) échouent à un moment ou à un autre dans leur tâche qui vise à rationaliser l'être humain et son comportement. La psychologie, par exemple, échoue à comprendre la psyché, l'Histoire à expliquer les faits, le droit à rationaliser la morale. Tout cela parce que l'homme est absolument libre et libre dans l'absolu, et c'est de l'absolu qu'il faut aussi se soucier.
Tu parles d'empirisme, mais tu en parles juridiquement. Jette un oeil à l'individu dans l'absolu et voit combien il se fiche de la réalité et du réalisme juridique s'il ne se considère pas ne serait-ce qu'un peu membre de cette Chose Publique dont tu es un si brillant défenseur.
Certes, l'Histoire avec un grand H n'aura pas pris compte de l'abstention d'un individu, mais l'histoire petit h de cet individu est bien souvent "hors-l'Histoire". Il est certes fautif, le miséreux qui ne s'en va pas voter pour celui qui lui rendra sa dignité. Mais il a son histoire, une histoire pour laquelle nous ne pouvons rien, une histoire loin du droit et loin des idéaux de la République. Et ce miséreux, sa carte d'électeur perdue au fond d'un tiroir, est souverain. C'est ainsi.
Pense au vote blanc. Au vote blanc. On dit qu'il existe un vote juif ou un vote noir aux Etats-Unis... un vote hispanique. En France il existe avant tout un vote blanc (pas celui dont tu parles, qui est difficilement défendable) car, selon moi, la France, son Histoire, son identité ou ses institutions n'ont pas encore intégré le métissage de la population. Tous ses individus qui composent la France mais qui ne votent pas, ils n'approuvent ni ne consentent... ils n'ont juste pas d'Histoire de France dans leur histoire à eux. Et ce n'est pas la première fois que je me lèverai (virtuellement j'entends, via mon blog...) pour dire à la République qu'il est temps qu'elle s'assume comme chose publique. Il est temps que la multitude d'identité qui la compose empiète sur cette étatique, austère, et maintenant ministérielle "Identité Nationale". Le peuple ne doit rien à la France, il est la France. Et je voterai pour le lui faire comprendre.

Publié par icare à 01:21
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mercredi 2 avril 2008


L'analyse et l'exercice scientifiques exigent une rigueur que je n'arrive à atteindre qu'en prenant plaisir à l'ouvrage. L'abstrait théorique ne me suffit (ou ne me réussit) manifestement pas ; il me faut du flou artistique.

Publié par icare à 08:49
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jeudi 14 février 2008


J'ai été élevé dans un logique de non-communication et de dialogue par détours, qui ont fait de moi quelqu'un de sensible et de discret, mais dont on devra, parfois et à jamais, payer les pots cassés.

Publié par icare à 14:50
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vendredi 30 novembre 2007


ou pourquoi Sarkozy est nécessaire.


Etre Français, nous dit-on, c'est avant tout se sentir Français. C'est parler français, travailler français et vivre français. C'est être intégré, à la française, et en être fier. Et c'est aussi, accessoirement, avoir des papiers français. Toutes ces belles choses passent évidemment par la condition sine quâ non de bien connaître la signification de français, sinon, les choses commencent mal.
Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence, et depuis la création du Ministère de l'Identité Nationale, la question de l'identité et du sentiment d'appartenance à la France a repris une importance qu'elle avait perdu. "La France, tu l'aimes où tu la quittes", nous avait-il dit, et nous avait-il démontré, ramenant "chez eux" certains qui ne l'aimait pas. Il faut insister, toutefois, sur la cohérence de cette nouvelle donne. Cela s'inscrit dans un désir de renouveau, de réforme, dans une volonté de ramener les Français au travail. Et la cohérence, dans un programme politique, est essentielle, et donc à saluer.
Nicolas Sarkozy a un certain nombre de convictions, qu'il compte bien rendre effectives. Et son souhait le plus cher est de créer une France normée, qui se lève le matin pour aller au travail, et rentre le soir pour garder les enfants — enfants pour lesquels elle travaillera plus, afin de partir en vacances avec eux.
Cette France est belle comme une carte postale, je ne m'éterniserai donc pas dessus.

Qu'en est-il de l'autre France ? Celle qui, tout d'abord et pour bien commencer, ne se sent pas française et ne vie pas à la française. Qui parle la langue pas comme il faut, par héritage ou par simple nécessité poétique, en inventant des mots. Cette France trop modeste pour s'aimer, qui préfère se haïr, se brûler et se déchirer. Cette France qui a toujours honte d'elle-même, et qui n'est fier que du pays de ses parents. Qu'en est-il de ces Français trop fainéants pour se lever et aller au travail, trop conscients de l'avenir du monde pour avoir des enfants et le leur laisser.
Cette France qui écrit, écrirait-elle si elle travaillait plus, si elle produisait plus de richesse, si elle consommait toujours d'avantage et si elle se complaisait béatement dans l'engouement pour la Patrie.
Et bien cette France là n'existe que grâce à l'autre, à la normale, à la France modèle. Elle existe parce qu'on la rejette, et elle sera plus forte à force d'être rejetée.
Cette France qui crée dans la douleur et dans la revendication, si elle était acceptée, comprise et aimée, sans qu'on lui en demande autant, pourrait-elle survivre ? Qui continuerait à danser sur le parvis de l'Opéra ou à rapper dans sa chambre, si toutes les scènes et toutes les institutions, d'un coup, ouvraient leurs portes à toutes les cultures.
Ceux qui ont honte des zones d'ombre de l'Histoire de France, de la collaboration, de la colonisation, de l'esclavage, et pour lesquels la vie n'est qu'un digne combat pour la reconnaissance, n'auront-ils pas le mérite d'avoir vécu de manière singulière, à contre-courant ?
Bien sûr, la vie hors du moule a son lot de stupidité, et une fâcheuse tendance à l'auto-destruction. Certains sont adeptes, dans les Universités, de l'auto-interdiction d'accéder au Savoir, et Dieu sait pourtant que l'accès au Savoir est une belle forme de combat. D'autres, en banlieue, détruisent le peu qu'ils ont, par suicide ou pour être certains qu'ils ne rêvent pas.

Moi, de tous ceux-là, je me place dans les rêveurs, qui s'émerveillent devant tant de romantisme, et qui remercient les bons français, ceux qui sont dans la norme, en leur priant de ne pas oublier d'aller travailler demain.

Publié par icare à 02:29
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vendredi 9 novembre 2007


Béatrice m'a appris à lire... A mes souvenirs, elle était rousse, avec des tâches de rousseurs, elle parlait un gnagnan ennuyeux que seuls nos maîtres d'écoles, par leur louables abus de pouvoir, avaient le don de nous faire lire.
Aujourd'hui, presque quinze ans plus tard à l'Université, j'en suis au même point. L'exercice du jour était d'identifier les parties de la phrase et de les disséquer : ceci est un clitique, cela m'a tout l'air d'un proforme, etc. Et quels sont les nouveaux protagonistes de ces intitulés soporiphiques (je n'ai pas dit inintéressants)... Marie, Jean, Marie, Jean, Sophie. Et où habite Marie ? à Paris. Et où va Jean ? à Bourges. Tiens ! Sophie se permet une petite escapade en terres barbares, elle a passé ses vacances à Londres.
Non j'exagère, je me rappelle mon premier manuel d'allemand, Sag Mal, où l'un des figurant, le sous-sous-sous héros, avait la peau café au lait.
Quel racisme s'apprend à l'école, la prévention ou la pratique ?
Le sentiment d'exclusion chez les enfants, on en débat ou on l'enseigne ?

Publié par icare à 01:50
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vendredi 12 octobre 2007


Language is a patterned system of arbitrary sound signals, characterized by structure dependence, creativity, displacement, duality and cultural transmission.

Que ce soit clair pour tout le monde.

Publié par icare à 16:46
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samedi 29 septembre 2007




Parce que j'estime que les belles musiques méritent un post à elles-seules.

Publié par icare à 02:25
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jeudi 27 septembre 2007


Leurs pétales tombent. Chaque jour leur épargne un mauvais souvenir de plus, chaque jour leur détruit une belle pensée. Jusqu'à la fin. Leur est imposée la plus sombre torture, celle de se voir mourir. Leur est donnée la chance de pouvoir nous quitter l'esprit blanc comme neige. Noir comme nuit. Ne reste dans leur regard plus qu'une seule certitude, celle qu'ils vont devoir tout quitter, bientôt, et tout oublier. Le rituel incessant les agace, le yaourt de quatre heures les tue. L'infirmière, dame-courage, qui donne sans compter, leur rappelle pourtant qu'ils sont en plein adieu. Qu'importe, leur frustration passe dans la minute. Mais elle revient, dans sa peau neuve comme la pierre de Tantale. Sauf que Tantale, lui, était déjà mort.

Publié par icare à 00:50
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